Jusqu’où doit aller le freemium ?



Le freemium est un mode de rémunération en plein essor qui puisse ses sources dans les MMO coréens.

Un jeu freemium est un jeu proposé gratuitement mais qui permet aux joueurs d’acheter à l’intérieur du jeu des objets ou des compétences bonus pour l’aider dans le jeu. Certains jeux freemium proposent uniquement des changements d’ordre cosmétique, d’autres des capacités changeant réellement les choses pour le joueur, d’autres encore obligent le joueur à passer à la caisse tôt ou tard dans le jeu.

Évidemment ce mode de fonctionnement n’est pas sans incidence sur le gameplay, certains jeux étant volontairement trop durs pour inciter le joueur à dépenser son argent en nouveaux pouvoirs. Si cela permet un challenge appréciable en solo, cette pratique est nettement plus controversée dès que le jeu comporte un mode multijoueurs et où il suffit d’être le plus riche pour rouler sur tous les autres adversaires.

Néanmoins, il faut savoir que le freemium est bien plus rentable que la vente unique traditionnelle. Le joueur est déjà en contact avec le jeu au lieu de devoir payer pour un jeu qui ne lui plaira peut-être pas. Il pourra ensuite effectuer des achats réguliers suivant son intérêt pour le jeu.

Déjà intéressant pour certains « gros » jeux à haut degré de fidélisation (Team Fortress 2, Battlefield Play4Free), le freemium devient franchement rentable lorsqu’il s’agit de jeux pour smartphones vendus en général moins de 5€.

Après Ubisoft qui a généralisé cette pratique pour iOS et Android, c’est au tour d’Electronic Arts de déclarer vouloir sortir tous ses nouveaux jeux sur ce modèle économique.

A l’heure où les DLC constants et insipides pullulent et ruinent les jeux PC et consoles, espérons que le phénomène du jeu en kit ne se propagent pas au monde du mobile. Il convient dès lors aux éditeurs de trouver le juste milieu et de ne pas laisser l’appât du gain dicter leurs décisions en dépit de l’équilibrage et de la jouabilité du jeu.